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Gravité élevée confirmée

Protection civile : 525 000 profils de bénévoles exposés, dont des mineurs

La Fédération nationale de protection civile confirme un piratage de sa plateforme eProtec survenu en mars 2026 et resté indétecté plusieurs mois : plus de 525 000 profils et 15 000 photographies sont concernés, dont des mineurs.

Organisation
Fédération nationale de protection civile (plateforme eProtec)
Secteur
Sport / Associations
Pays
France
Date des faits
Cyberattaque de la plateforme eProtec survenue en mars 2026 et restée indétectée plusieurs mois ; revendication publiée le 21 août 2026, confirmée par la fédération dans les jours suivants
Ampleur
Plus de 525 000 profils revendiqués, accompagnés d'environ 15 000 photographies ; la fédération conteste ce décompte en évoquant de nombreux doublons dans le fichier et cherchait encore à établir le nombre exact de personnes réellement concernées
Vecteur
Accès non autorisé à la plateforme de gestion des bénévoles eProtec, intervenu en mars 2026 et resté indétecté jusqu'à la mise en circulation du fichier en août
Données exposées
Identité (nom, prénom, date de naissance), Numéros de téléphone, Profession, Identifiants internes, Section et statut d'affectation au sein de la fédération, Photographies associées aux profils

La Fédération nationale de protection civile a confirmé, après la mise en circulation d’un fichier le 21 août 2026, avoir subi une cyberattaque visant eProtec, la plateforme qui gère ses bénévoles. L’élément le plus préoccupant tient à la chronologie : l’accès non autorisé remonte à mars 2026 et il est resté indétecté pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que les données réapparaissent publiquement. Entre l’intrusion et sa découverte, la fédération n’a donc pu ni notifier les personnes concernées ni prendre la moindre mesure de réduction du risque.

Le fichier diffusé regrouperait plus de 525 000 profils, accompagnés d’environ 15 000 photographies. Les champs décrits associent l’identité et la date de naissance, le numéro de téléphone, la profession, des identifiants internes ainsi que la section et le statut d’affectation. Des profils de mineurs figurent parmi les éléments analysés, notamment des membres enregistrés avec le statut de « cadet », ce qui place l’incident dans la catégorie des violations appelant une attention réglementaire renforcée : le RGPD considère les données de mineurs comme méritant une protection spécifique, et la présence de photographies rattachées à une identité et à une localisation d’activité aggrave le risque.

La fédération conteste le décompte avancé par les attaquants en signalant de nombreux doublons dans le fichier, et indiquait encore chercher à établir le nombre exact de personnes réellement concernées. Cette prudence est légitime, un export de plateforme associative comportant souvent plusieurs enregistrements pour un même bénévole. Elle ne modifie pas l’ordre de grandeur : une organisation qui fédère des dizaines de milliers de volontaires actifs et un historique de plusieurs années dispose bien d’une base de cette taille.

Une plainte a été déposée auprès de la section cybercriminalité du parquet de Paris. Pour les bénévoles concernés, le risque principal est celui de l’hameçonnage ciblé et de l’usurpation, un message reprenant le nom de la section d’affectation et le statut au sein de l’association paraissant nécessairement authentique. Les familles de membres mineurs ont intérêt à vérifier avec eux qu’aucune sollicitation inhabituelle ne leur parvient par téléphone ou messagerie, la combinaison prénom, âge et photographie étant précisément celle qui permet à un inconnu de se présenter comme un interlocuteur familier.