Minea : 533 162 profils et 81,6 millions d'événements d'usage diffusés gratuitement
Les bases d'un outil d'analyse e-commerce sont mises en ligne gratuitement le 28 août 2026. Le lot associe un demi-million de profils dédoublonnés à 81,6 millions de lignes de journaux d'usage.
- Organisation
- Minea (outil d'analyse publicitaire et de recherche de produits, édité par Ecom Data Solutions)
- Secteur
- Réseaux sociaux / Tech
- Pays
- Suisse
- Date des faits
- Mise à disposition gratuite revendiquée le 28 août 2026 sur un forum cybercriminel par un acteur utilisant le pseudonyme « BoneT4p2ndAcc », documentée le jour même par deux observatoires. Les éléments les plus récents du lot remonteraient à août 2024, ce qui suggère une extraction antérieure à sa mise en circulation. Aucune confirmation officielle au 10 septembre 2026
- Ampleur
- 533 162 profils utilisateurs uniques, dédoublonnés par adresse électronique selon la revendication et non confirmés par l'éditeur. Ce chiffre est à distinguer des 81 619 864 événements d'activité annoncés dans le même lot, soit environ 105 Go décompressés : ce sont des journaux d'usage et non des personnes. Les profils couvriraient 235 pays, dont environ 20 % en France
- Vecteur
- Non déterminé. Aucune des sources consultées n'indique l'origine technique de la fuite, seul le pseudonyme du diffuseur étant connu
- Données exposées
- Adresses électroniques et identifiants de compte, Adresses IP (près de 420 000 uniques), Données de géolocalisation (ville, région, pays, coordonnées), Informations sur les appareils (identifiant, marque, modèle, système d'exploitation), Journaux d'activité et d'usage avec leurs propriétés, Informations d'abonnement, de forfait et de crédits de compte, Paramètres marketing et d'attribution
Le 28 août 2026, un acteur pseudonymé « BoneT4p2ndAcc » a mis gratuitement à disposition des bases attribuées à Minea, outil d’analyse publicitaire et de recherche de produits utilisé par les professionnels de l’e-commerce et du dropshipping. La diffusion sans contrepartie, plutôt qu’une mise en vente, retire l’un des rares filtres qui limitent la circulation d’un jeu de données : rien n’en freine plus la recopie.
Le lot est intéressant par sa composition autant que par son volume. Il associe 533 162 profils utilisateurs, présentés comme dédoublonnés par adresse électronique, à 81 619 864 événements d’activité, soit environ 105 Go décompressés. Seul le premier nombre correspond à des personnes. Le second est un journal d’usage, où chaque recherche, chaque consultation et chaque action de l’interface produit une ligne, et où un utilisateur assidu en génère à lui seul des milliers. Les deux chiffres apparaissent souvent côte à côte dans la couverture d’un incident, et c’est le plus spectaculaire qui circule.
Les catégories de données ne comportent ni mot de passe ni coordonnée bancaire, un observatoire précisant qu’aucune donnée de paiement n’est visible malgré la présence de champs techniques liés au prestataire de règlement. Ce qui figure en revanche, adresses IP, géolocalisation, caractéristiques d’appareil et historique d’activité, dessine un profil comportemental détaillé : pour un professionnel du commerce en ligne, l’historique de recherche de produits révèle une stratégie commerciale, ce qui donne à ces journaux une valeur concurrentielle indépendante de leur valeur identitaire.
L’éditeur étant établi en Suisse, la fiche est retenue au titre des données d’Européens plutôt que de la localisation de l’entreprise. Environ un profil sur cinq serait français selon la revendication, sur un total couvrant 235 pays. Aucune communication de l’éditeur ni d’une autorité de protection des données n’a été recensée à la date de rédaction.
Sources
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