Lexique · Sécurité des données
Typosquatting
Pratique abusive qui consiste à enregistrer un nom de domaine très proche de celui d'une marque ou d'une organisation, en exploitant une faute de frappe ou une graphie voisine. Le faux site capte des visiteurs et sert souvent au hameçonnage ou à la diffusion de logiciels malveillants.
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Notions liées
Sources · 5
- [1] Typosquattage (Grand dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française)
- [2] Qu'est-ce que le typosquattage ? (Microsoft Support)
- [3] Guide de l'OMPI relatif aux Principes directeurs régissant le règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine (OMPI)
- [4] Règlement des litiges relatifs aux noms de domaine (OMPI)
- [5] Le piratage de compte (Cybermalveillance.gouv.fr)
Ce que ça change pour une organisation
Le typosquattage (en anglais typosquatting) consiste à enregistrer un nom de domaine graphiquement proche de celui d’une marque connue, avec une faute de frappe volontaire, pour profiter des erreurs de saisie des internautes. Selon Microsoft, les variantes courantes sont l’omission d’une lettre, le remplacement de lettres par des chiffres, l’usage de lettres voisines ou inversées, l’ajout ou la suppression d’un « s » final et l’ajout d’un mot ou d’un tiret. Les motivations vont de la publicité à la concurrence déloyale, jusqu’au hameçonnage et aux logiciels malveillants, le faux site imitant souvent le vrai.
Le risque pèse donc sur les clients, les collaborateurs et les partenaires, qui peuvent livrer identifiants ou données bancaires sur un faux site. Surveiller les domaines proches du sien fait partie des mesures du guide d’OSINT défensif. Côté utilisateurs, Cybermalveillance.gouv.fr rappelle de contrôler l’adresse affichée dans le navigateur, car il suffit parfois d’un seul caractère modifié pour tromper.
Lorsque le nom enregistré est semblable à une marque au point de prêter à confusion, son titulaire peut recourir à la procédure UDRP de l’OMPI. Elle exige de prouver trois éléments : cette similitude, l’absence de droit ou d’intérêt légitime du détenteur, et un enregistrement et un usage de mauvaise foi. Elle dure en général environ 60 jours et peut aboutir au transfert ou à la radiation du nom, sans réparation pécuniaire.
Exemple
Exemple générique : une entreprise dont le site est « exemple-industrie.fr » voit apparaître « exemple-industries.fr », avec un « s » final ajouté. Un faux portail de connexion identique au vrai invite les salariés qui suivent un lien reçu par courriel à saisir leurs identifiants.
À ne pas confondre avec
- Le cybersquattage : notion plus large, décrite par l’OMPI comme l’usage frauduleux d’une marque dans un nom de domaine pour tromper les consommateurs, alors que le typosquattage exploite spécifiquement les fautes de saisie.
- Le hameçonnage : technique de tromperie visant à obtenir des informations de la victime, dont le typosquattage n’est qu’un des moyens de l’amener sur un faux site.